Jardin botanique de Mexico

C’est au cours de mon dernier voyage, au Mexique, que j’ai pu visiter le jardin botanique de Chapultepec, au sein de la ville de Mexico, lors d’un après-midi. Cet article, sans prétention, en fera une brève présentation.

Mexico côté jardin : Ma parenthèse enchantée à Chapultepec

On dit souvent que Mexico est une ville qui ne s’arrête jamais. Entre le vrombissement des moteurs et l’énergie débordante de ses quartiers, on a parfois besoin de reprendre son souffle. C’est là que le Parc de Chapultepec entre en scène. Plus qu’un simple parc, c’est une véritable institution, un morceau d’histoire vivante niché au cœur de la mégalopole. C’est le « poumon vert » de Mexico, deux fois plus grand que Central Park à New York !

Chapultepec : Bien plus qu’un « bois »

Avant de vous parler du jardin botanique, il faut imaginer l’immensité du lieu. Chapultepec signifie « la colline des sauterelles » en nahuatl (la langue des Aztèques). C’était autrefois le lieu de villégiature des empereurs aztèques, avant de devenir celui des vice-rois espagnols, puis des présidents mexicains. C’est l’un des plus anciens parcs urbains au monde, et a été classé meilleur parc urbain au monde en 2019.

Aujourd’hui, c’est un point de ralliement pour tout le monde : les familles qui viennent pique-niquer le dimanche, les coureurs du matin, et les amateurs de culture qui enchaînent les musées (comme le célèbre Musée d’Anthropologie ou le Château de Chapultepec qui surplombe la forêt). C’est un labyrinthe d’allées ombragées où l’on croise des écureuils gourmands à chaque coin de sentier. Ces derniers sont un peu différents des nôtres, ils ont du gris et du brun/roux sur la tête et l’arrière-train.

On peut voir sur le plan du parc (qui ne représente qu’une petite partie de celui ci) la taille du jardin botanique, entouré en rouge.

L’absence de feuilles sur certains arbres n’est pas due à une saison hivernale, mais à une saison sèche. Certaines espèces d’arbres perdent leurs feuilles, qui repousseront lors de la saison des pluie, de mai a septembre environ.

Le Jardin Botanique : Un refuge dans le refuge

Au milieu de cette effervescence, le Jardin Botanique fait figure de sanctuaire. Dès que l’on franchit son entrée, le volume sonore baisse d’un cran. Ici, on ne court pas, on flâne.

Ce qui frappe en premier, c’est l’ordre et la poésie du lieu. Le jardin est un condensé de la richesse florale du Mexique. On y découvre des espaces thématiques qui nous font voyager à travers tout le pays :

  • Le désert domestiqué

Des alignements d’agaves et de cactus aux formes sculpturales, qui rappellent les paysages arides du Nord

  • L’Orquidario (La Serre aux Orchidées)

C’est sans doute le joyau du jardin. Sous sa structure métallique élégante, on découvre des espèces rares, des couleurs vibrantes et une humidité qui nous transporte instantanément dans les forêts tropicales du Chiapas.
Malheureusement la saison n’était pas la meilleure, il y avait très peu d’orchidées en fleurs… Comme souvent également, toutes n’étaient pas étiquetées.

  • Les jardins sensoriels

On y trouve des plantes médicinales traditionnelles, des fleurs mellifères qui attirent les papillons, et même des zones dédiées aux plantes grasses (succulentes) qui semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction.

Pourquoi j’ai aimé cet endroit ?

Ce n’est pas un jardin guindé ou prétentieux. C’est un espace de contemplation. On y voit des étudiants réviser sur des bancs entourés de dahlias (la fleur nationale du Mexique), des photographes amateurs qui guettent la lumière sur les feuilles de monstera, ou certains cours collectifs (j’ai vu des gens allongés sur le sol et des animateurs avec instruments de type Gong), et surtout, on y ressent une immense sérénité.

Une fois le jardin botanique visiter, on peut déambuler tranquillement dans l’immensité du parc, il y a des zones avec des stands de restauration (tacos, soupes, burritos, anchiladas etc.) et des cabanes de vendeurs (nourriture, boissons, artisanat, etc)